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Festival du Film Court de Montpellier
Posted on Jeudi 19 juin 2008 à 08h00 - par (fabienbrajon) |
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La 1ère édition du Festival du Film Court de Montpellier s’est tenue du 12 au 15 Juin 2008.Outre une sélection des meilleurs courts métrages français en compétition cette édition très réussie a permis à un public nombreux d’assister à un voyage cinématographique au cœur de l’œuvre de Nicole Garcia et une leçon de cinéma assurée par Bertrand Tavernier, deux rendez-vous passionnants relatés prochainement. La cérémonie d’ouverture, après la présentation du jury emmené par le critique Henry Chapier, s’est terminée par une projection de 6 courts métrages hors compétition répartis en deux catégories, Rétrospective comédie française et Coup de cœur du Festival.
Le Président du festival Aldrick Allal et le Président du jury Henri Chapier
Henry Chapier présentant Sonia Rolland prochainement Joséphine Baker pour France 2
Avec un autre juré, le comédien Jean-Christophe Bouvet
Le jury au grand complet Dans la première catégorie, le désopilant Alice et moi de Micha Wald (19’-2004) est un road-movie en noir & blanc avec un jeune homme en pleine crise amoureuse contraint d’accompagner sa tante et ses amies septuagénaires en vacances. Les dames très curieuses et bavardes font faire de ce voyage un enfer pour le héros qui ne va tarder à péter les plombs. Irrévérencieux, hilarant, un court très réussi sur les difficultés de communiquer dans le couple, entre les générations. Parmi les coups de cœur du festival, présenté par le chef opérateur césarisé Eric Guichard (Himalaya l’enfance d’un chef), le très maîtrisé Une naissance de Safi Nebou (15’-2006) a fait forte impression avec son ambiance anxiogène. Ce film est issu de la collection Enfances, sortie en salles le 14 Mai, soit six anecdotes, six films qui s'enchaînent, une échappée dans l'enfance, celle d'auteurs renommés ayant marqué de leur style l'Histoire du cinéma. Safi Nebou, avec la collaboration de Guichard à l’image et au cadre, y raconte l'enfance d'Ingmar Bergman : Tout allait bien pour les deux frères. Ils avaient leurs places, leurs jeux, leur quotidien. Malheureusement pour eux, quand arrive une petite soeur, que faire pour rétablir l'harmonie rompue ? Un jeune garçon instrumentalise son frère cadet (Bergman) pour se débarrasser du nouveau bébé, source de troubles (pleurs bruyants, disputes entre les parents, inégalité de l’attention portée à chacun) dans le foyer familial. Tendu, glaçant, superbement interprété, une réussite totale pour le jeune réalisateur dont le premier long intitulé L’empreinte de l’ange avec Catherine Frot et Sandrine Bonnaire sort le 13 août prochain. Dans le genre série Z, avec des références allant de l’expressionnisme allemand aux films de la Hammer, Bosom de Justin Pechberty (17’-2008) a pour cadre le cabinet d’un chirurgien esthétique méphistophélique quelque part entre Victor Frankenstein et le DrMabuse. Incarné avec force grimaces et regard possédé par le juré Jean-Christophe Bouvet (Sous le soleil de Satan, La cité de la peur, La machine, Taxi, Marie-Antoinette) Bosom oscille entre le frisson et le grand-guignol pour un résultat plutôt jubilatoire sous influences fantastiques.
La diversité des films en compétition allait du film d’animation, l’hilarant La Saint Festin (Anne-Laure Daffis, 15’-2007) avec la voix de François Morel sur la rédemption d’un ogre, au drame familial aux accents poétiques rappelant La nuit du chasseur de Lisa (Lorenzo Recio, 19’-2007) en passant par les chroniques engagées que sont Ata et F.i.l.s les années noires, respectivement les mésaventures d’une jeune émigrée turcque en France et la tragédie d’une famille algérienne dans les années 90 sans oublier la comédie décalée Le père de mon père ne s’appelait pas Jimmy Connors (Renaud Guillemet, 25’-2007) où un jeune homme (Adrien Jolivet) passionné de tennis doit lutter contre la malédiction familiale de la défaite.
Parmi ces 30 films en compétition de genres très différents témoignant de la bonne vitalité du cinéma français en matière de courts métrages le jury a retenu au palmarès 5 titres dont voici le détail.
Grand Prix - Diderot d'Or : F.I.L.S de Nacer Maash
Prix Spécial Jury - Diderot d'Argent : ATA de Cagla Zencirci
Prix Jury - FujiFilm : SON NOM de Benjamin de Lajarte
Prix Spécial Critique Panavision-Alga : SEANCE FAMILIALE de Cheng-Chui Kuo
Mention pour HEUREUX QUI COMME EDOUARD de Vincent Burgevin et Franck Le bon
A suivre le compte-rendu des rencontres avec les cinéastes Nicole Garcia et Bertrand Tavernier.
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