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(THE PROMISE)
Réalisé par
Chen Kaige
Avec Hiroyuki Sanada, Cecilia Cheung, Jang Dong-kun, Nicholas Tse...
Scénario de Chen Kaige, Zhang Tan
Production: Show East
Producteurs: Hong Chen, Yang Buting, Etchie Stroh
Chine - 2004 - site officiel
Durée: 1h43
Sortie salle France: 15/03/2006 - Sortie DVD France: ?
 


Sur un champ de bataille, la petite Quincheng en quête de nourriture se trouve face à la déesse Manshen qui détient la carte du destin.
Elle aide l'enfant, mais lui impose un pacte: "Tu seras adorée par les hommes les plus puissants et leurs richesses seront à tes pieds. Mais tu n'obtiendras jamais l'amour vrai et si tu le rencontres, tu le perdras aussitôt."
Devenue Princesse, Quincheng ne peut influer sur le cours de son destin qui la condamne à ne jamais vivre le véritable amour. Elle ne le reconnaît pas alors qu'il se présente sous les traits d'un ancien esclave, Kunlun.
Il tentera de la délivrer de sa promesse car selon la prophétie de la déesse, "le destin ne peut être changé à moins que le temps n'inverse son cours, que la rivière coule vers sa source et que l'homme mort ne ressuscite..."
Mais, au pays des légendes et de l'amour éternel, tout est possible.

 


(par Mr Smile)

Le film de Chen Kaige arrive en plein milieu d'autre production du même style à gros budget : The Myth, Seven Swords, Duelist pour ne citer que ceux là. D'ailleurs d'autres sont en vue comme The City of Golden Armor. Tous ces films ont attiré une vaste étendue de critique, qu'elles soient bonnes ou mauvaises.
The Promise sort un peu du lot parce qu'il est différent de ce qui existe dans le sens ou le film fait abstraction de la réalité pour ce passé dans un univers créé de toutes pièces. Dans ce film un homme est capable : de battre un taureau à la course, de vaincre 20 000 hommes avec une paire de boules dorée, il y'a même une déesse qui flotte dans les airs. On se retrouve dans un univers semblable à des films comme Krull ou Legend, un mélange de Sci-fi et d'action/aventure.

Le casting du film est international, d'ailleurs la phrase clé du moment pour les grosses production asiatique pourrait être : "Peut-être vu par tout le monde". Nous retrouvons Jang Dong Gun (Taeguki) qui nous vient de Corée, Sanada Hiroyuki (Le dernier Samouraï) qui nous vient du Japon et bien sur Hong-Kong avec Cecilia Cheung (One Night in Mongkok) et Nicholas Tse. Cecilia Cheung est toujours aussi attirante mais nous la retrouvons dans un rôle qui nous ferait réfléchir avant de l'inviter. Quant à Nicholas Tse, véritable playboy / vilain, il laisse ses cheveux faire tout le travail.
Le film raconte l'histoire d'un esclave qui ne connaît pas la liberté ou la possibilité de choisir depuis qu'il a été enlevé de sa famille étant enfant. C'est au moment où son maître est tué pendant une bataille contre le général Guangming, un homme à l'armure écarlate, que Kunlun devient son esclave. Tous deux vont croiser le chemin d'une princesse d'une grande beauté, la princesse Qingchen, qui pourrait faire baisser les armes de toute une armée d'un seul regard. Apparaît alors le Duke Wuhuan qui veut la princesse pour des raisons inconnues, que vous découvrirez avant la fin si vous faites attention.

De plus 5 personnages se partagent l'écran : Snow Wolf, assassin bras droit de Wuhuan, il vient de la même région de Kunlun ce qui entraîne une interaction entre ces deux personnages. Interaction qui est assez mal exploitée puisqu'elle aurait pu donner la grande épopée qui manque au film. Donc au final, le film tourne autour de Snow Wolf, Kunlun, le général Gunagming, la princesse Qingchen et Wuhuan.
S'il semble que The Promise se perd un peu, c'est certainement parce que c'est le cas. Ce n'est qu'à une demi-heure du début que le film débute réellement et reste assez sinueux jusqu'à la fin. Juste en dessous des 2 heures (ce qui fait de The Promise le plus court film épique asiatique). Le montage est vraiment bizarre aussi, à certains moments on ne compte pas le nombre de fois ou la caméra change de plan dans la même scène; sans parler des effets spéciaux qui laissent franchement à désirer surtout lorsque les décors sont inclus ou alors la scène des taureaux du début qui vaut à peine les CG des jeux vidéos.

Par contre on distinguera les jeux des couleurs qui sont utilisés, comme le dit Chen Kaige en réponse à une des questions que nous lui avions posée, le rouge pour le général et son armée qui appuie la passion qui émane d'eux. Cette couleur représente également l'urgence, l'ardeur, l'amour et le sang, tout ce qui tourne autour du général. D'un autre coté, on se retrouve avec l'armée de Wuhuan qui est vêtu de blanc, ce qui appuie sur la cruauté et la froideur. Le blanc représente aussi le vide, vide que l'on retrouve dans le personnage de Wuhuan car il a perdu quelque chose. Beaucoup de couleurs sont utilisées pour rendre le film plus vivant, lorsque le général prend Kunlun comme esclave, ils se trouvent dans un champ de fleurs violettes. Ici cette couleur, qui représente la richesse, le raffinement et l'intelligence, renforce l'image du général. On notera aussi le noir qui entoure Snow Wolf qui représente mort, rébellion, force et surtout le mal. Dans les tenues de la princesse, avec des teintes de jaune, d'orange, de rouge, de vert, on retrouve les significations citées, en plus du vert qui se rapproche de l'argent, de la gaieté, le jaune qui mélange lâcheté et luminosité.
Tout cela pour dire que les couleurs sont utilisées de manières pensées pour accentuer la présence de chaque personnage.
Que dire des décors aussi, ils sont superbes, de magnifiques paysages, des lieux sublimes, souvent assez simples mais qui vont droit au but, en vous enlevant un « ouaahhhh » les grandes étendues luxuriantes. Les pièces des châteaux toujours simples dans leurs constructions mais avec les couleurs qui vont avec : Le combat entre Wuhuan et Snow Wolf qui se passe dans une pièce noire, on y retrouve l'ambiance de mort. Sur le plan esthétique, le film n'a rien à envier aux autres productions du genre, n'étant pas limité à la réalité des actions ou des lieux, on se retrouve en présence de très belles choses.

La meilleure façon d'approcher le film de Chen Kaige est de suivre le mouvement et de ne rien attendre de particulier du film. C'est toujours dans cet esprit que j'aborde un film ce qui évite bien des désillusions. De plus pour un film présenté comme un film d'action, il y'a assez peu de combat. Elle se regroupe pendant les 20 premières minutes et les 20 dernières minutes qui contiennent deux scènes, mais beaucoup trop courtes ce qui rend le final un peu mou.
The Promise n'est pas un bon, ni un mauvais film. De plus, l'aspect romantique qui émane des 5 prestataires de ce film empêche le film de devenir mémorable. Au final The Promise est très coloré, campé, possède des effets spéciaux qui ont coûté des millions de dollars (ce qui n'empêche pas que certains soient très mauvais).
En bref, oubliez Ran, l'empereur et l'assassin, Hero, Seven Swords. Ici on retrouve tout ce que l'on peut trouver dans un blockbuster américain (tapage médiatique, un gros budget, etc… ) sauf que cela vient de Chine.

 

Un feu d'artifice de couleur, des décors et des costumes sublimes, un univers mêlant action et fantaisie, voilà ce qui vous attend dans WU JI, la légende des cavaliers volants. Un casting international qui colle parfaitement aux personnages.
Ce film est LE blockbuster chinois de l'année, une grande aventure, un film épique, qui se laisse savourer avec les yeux.