RETOUR A DVDALLIANCE.NET
 
 



Propos recueillis en interview le 28/01/06 - Deauville
Photos: DVDalliance

Quelle a été votre principale source d'inspiration pour Wu Ji ?
J'ai choisi quelques idées dans les légendes chinoise. J'ai surtout été inspirée par la vie réelle car les personnages sont inspirés de la vie réelle même si Wu Ji met en scène un univers fantastique.

Wu Ji a bénéficié du le plus gros budget asiatique de ces dernières années, quels sont les avantages et les inconvénients de cela ?
Au départ, je ne pensais pas que le film attendrait un tel budget, et j'ai fait de mon mieux pour gérer ce budget au jour le jour. Le film a sa propre vie et il a grandit. Certaines choses ne peuvent pas être prisent en compte, et je n'étais pas familier avec toute la partie concernant les art martiaux et les effets spéciaux. Dans L'empereur et l'assassin, il n'y avait rien de tout cela, et pour Wu Ji cela m'a rendu un peu nerveux car c quelque chose qui alourdit beaucoup le budget.

Avec Wu Ji, avez-vous voulu toucher un public asiatique ou plutôt un public américain ?
Je n'ai jamais vraiment pensé à viser le marché international, Wu Ji n'est pas un film typiquement chinois, mais il ne peut être réellement compris que par un public chinois. J'ai fait de mon mieux et j'espère que le film aura la force d'atteindre le plus de culture possible.

Est-ce que le film possède une version internationale ?
La version que l'ont peu voir en Chine est plus longue que celle que l'on peut voir ailleurs. De plus, certaines personnes m'ont dit que le film devrait être plus simple et plus court. Comme réalisateur s'est toujours un problème, on pense au présent du film, mais vous devez écouter d'autres personnes qui vous disent comment prendre soin de votre bébé. En réalité, je n'ai rien à voir dans cela, j'ai juste fait ce que l'on m'a demandé. Je pense que la version courte est aussi bonne et un public non-asiatique aura plus de facilité à s'appuyer sur l'histoire que dans la version longue.

Pourquoi avoir demandé à Klaus Badelt qui est allemand, de composer les musiques ?
Parce que je vois le film comme une histoire internationale, c'est pourquoi j'ai travaillé avec une distribution internationale, tout comme pour l'épique. Nous avions besoin un compositeur occidental capable de réalisé un gros travail parce qu'il a une grande différence entre la musique orientale et occidentale. La musique chinoise traditionnelle est plus simple et mystérieuse mais vous ne pouvez l'utiliser pour une grande bataille. Je dois dire qu'il a fait un travaille remarquable, on ne sait pas faire la différence si c'est un compositeur oriental ou occidental. Pour cela je l'ai envoyé dans une belle ville chinoise pendant deux semaines sans rien à faire. Il est devenu plus proche de la culture chinoise au fur et à mesure, il est entré en contact avec les personnages et l'histoire du film.

Est-ce qu'une commercialisation de la bande-son est prévue ?
Oui, c'est dans le contrat, il y aura une sortie asiatique et européenne.

L'utilisation dans le film des couleurs rouges et blanches est-elle symboliques ?
Je ne suis pas vraiment intéressé par tout ce qui est symbolique. Le rouge est la couleur qui représente la passion, dans le film le général de l'armée est quelqu'un de très passionné c'est pour cela que le rouge est sa couleur. Quant à ses adversaires qui croit en la haine, la couleur blanche représente la froideur. J'ai juste utilisé ses couleurs pour aider à faire ressortir les personnages.
Nous avons utilisé beaucoup de couleur parce que le film est une fantaisie et il n'est pas comme la vie réelle.

Un hommage vous est rendu à Deauville, qu'est que cela représente pour vous ?
Je suis très reconnaissant, et c'est un honneur de recevoir un hommage comme cela. Je vais continuer de faire des films, c'est ce que je veux vraiment faire. C'est très difficile d'être réalisateur en dehors des Etats-Unis, même en France c'est la même situation je ne pense pas qu'il est beaucoup de différence. Je veux rester là pour continuer à faire de bon film, je prête moins d'attention au financement. Je suis toujours en apprentissage dans la réalisation, je ne me suis jamais vu comme un maestro ou autre. Tout change énormément autour de moi et si vous voulez rester dans le business vous devez apprendre ce que vous pouvez faire et comment le faire. C'est toujours un dilemme dans votre esprit, car une question revient toujours : Pour qui faisiez-vous le film, pour vous ou pour le public ? Quel genre de compromis voulez-vous faire ?
J'y fais face constamment, c'est une décision qui doit être prise. Si vous faites un film artistique, il n'y a pas de box-office, et si vous faites un film commercial. Car c'est ce qu'il faut pour développer le marché chinois, on dit que vous trahissez ce a quoi vous croyez. Donc qu'est-ce que fait. (rire)

Accepteriez-vous de travaillé pour Hollywood ?
Le point est que l'on fait un film en chinois ou en anglais, il faut que l'histoire plaise. Soit-on fait cela parce que ça vient du cœur soit juste parce que c'est juste un travail.
Si je tombe amoureux d'un script anglais, pourquoi-pas ? Parlons plutôt de film et pas d'Hollywood, parce que Hollywood veut dire gros salaires, grosse production, plus d'acteurs, voir même de grandes stars, une plus grande distribution. Tout cela n'a rien à voir avec le film, si vous voulez faire un bon film, il faut juste se concentrer sur ce que l'on fait et pas penser à autre chose.

Avez-vous déjà d'autres projets ?
J'ai travaillé sur beaucoup de projets, mais j'ai toujours une hésitation sur lequel choisir, mais ce sera certainement différent de Wu Ji. Peut-être revenir à quelque chose de plus traditionnel, plus terre à terre, mais aucune décision n'est prise. Ce que je peux promettre c'est une différence.